À propos
Aujourd'hui
Je vis à La Ciotat, revenu de deux ans passés à Montréal. Ce qui m'occupe, c'est ce qui se joue dans les organisations qui veulent tirer quelque chose de l'intelligence artificielle et ne savent pas par où commencer — ou qui ont commencé et n'obtiennent pas ce qu'elles espéraient.
Pourquoi le Québec
Je voulais me former à l'IA, et j'aurais pu le faire ici. J'ai choisi de partir parce que je voulais aussi l'autre chose : sortir de ce que je connaissais, être l'étranger quelque part, ne plus rien avoir d'acquis. Le programme était plus récent et la culture de l'IA différente — moins de méfiance, plus d'expérimentation. J'en suis revenu avec un regard que je n'aurais pas eu en restant.
Comment j'apprends
J'ai construit ma maison. Pas seul de bout en bout, mais en apprenant chaque corps de métier à mesure : en interrogeant ceux qui savaient — mon père, des amis artisans — en suivant des tutoriels, et en faisant beaucoup d'erreurs. C'est exactement comme ça que j'ai appris l'informatique : en faisant, en cassant, en recommençant. Je ne crois pas beaucoup aux compétences qu'on n'a pas mises à l'épreuve.
Le reste du temps, je cours. Une trentaine de kilomètres par semaine, ce qui est la seule discipline que je m'impose sans avoir à me forcer.
Comment je travaille avec les autres
J'arrive avec de l'énergie, parfois plus qu'il n'en faut. On ne tient pas vingt ans de terrain sans elle, mais je vis les choses pleinement et ça se voit — on me l'a reproché, et je l'ai tempéré avec les années sans le faire disparaître.
J'aime former. Sur mon dernier poste, j'ai vu un responsable de secteur que j'avais formé devenir directeur commercial de l'entreprise, et j'ai accompagné une professionnelle jusqu'à une distinction nationale dans son métier. Ce sont des choses qui restent.
Et je discute. Une fois, j'ai tenu une position contre mon équipe et contre ma direction : refuser de vendre un produit sur une allégation que nous ne pouvions pas tenir. Sur le moment, ça n'a pas été compris. Deux ans plus tard, c'était devenu un argument de crédibilité auprès des mêmes décideurs.
J'ai aussi appris à mes dépens qu'un projet se vend autant en interne qu'au client. J'ai perdu un marché important faute de l'avoir compris. Je ne le referai pas.