L'architecture prévoyait un second usage, plus utile que la politesse : le routage. Un message contenant le mot « devis » déclenche l'ajout du service commercial en copie, sans attendre que le destinataire principal le transfère. L'accusé de réception devient alors un aiguillage. La détection par mot-clé reste une méthode grossière — c'est un point que je reprendrais.
L'architecture était en place et le flux fonctionnait. Restaient le raccordement des API en entrée et le paramétrage fin des règles de déclenchement.
Il démontre une chaîne d'automatisation complète : déclencheur, traitement conditionnel, appel à un modèle de langage, action sortante. C'est la structure qui compte ici, et elle est transposable à d'autres usages que l'email.
Il n'envoie pas d'accusés de réception. Cette fonction, qui est le cœur du raisonnement ci-dessus, n'a jamais été mise en service.
J'ai arrêté le projet délibérément. Le maintenir en fonctionnement supposait des abonnements que l'usage ne justifiait pas à titre personnel. J'ai préféré arrêter plutôt que d'entretenir une automatisation dont le coût dépassait la valeur — c'est le même arbitrage que je recommanderais à une organisation.
Et une limite qui n'est pas technique : un accusé de réception automatique, même personnalisé, reste automatique. Il ne vaut que si l'engagement qu'il porte est tenu. Déployé dans une organisation incapable de répondre sous 48 h, il ne réduit pas la tension — il la déplace, et la rend plus vive.
Ce que je ne referais pas
Je ne reprendrais pas ce projet. Ce que cette automatisation cherchait à faire — lire une boîte de réception, identifier ce qui appelle une réponse, rédiger et router — est aujourd'hui intégré nativement à la plupart des assistants du marché. Le construire soi-même reviendrait à refaire, moins bien, ce qui existe déjà.
J'avais arrêté ce projet parce que son coût dépassait sa valeur. Je ne le reprends pas pour une raison voisine : cette valeur, le marché l'a désormais absorbée. Savoir reconnaître ce moment fait partie du métier — beaucoup d'organisations continuent de financer des développements internes que leurs outils standards couvrent désormais.
L'accusé de réception n'est du reste qu'une brique. J'ai spécifié un ensemble plus large — comptes rendus de réunion, extraction et planification des tâches, classement documentaire par niveau de sensibilité — construit autour d'une règle que je tiens pour non négociable : aucune automatisation opaque. Toute règle doit être explicable, paramétrable et révocable par celui qui la subit. C'est le cadre dans lequel j'aborderais ce type de sujet.
Ce que je garde de ce projet, c'est le raisonnement plutôt que le code. La question de l'accusé de réception reste entière : elle ne se réglera pas par la technique, mais par ce qu'une organisation s'engage à tenir. Un assistant qui répond à la place de quelqu'un ne résout rien si personne ne répond ensuite.